Cape Epic · arrivée · Nick MuzikLa science
e-FORT n’est pas une couche graphique posée sur des données brutes. Sa valeur repose sur des modèles physiologiques validés — et sur une discipline quant à leurs limites.
Ce qui tourne sous chaque écran.
Quatre modèles, quatre publications, quatre jeux de paramètres recalibrés sur votre propre historique. Voici chacun d’eux, avec l’équation qui tourne et ce qu’elle change pour vous.
Modèle · puissance critique et W′
P(t) = CP + W′ / t
τ = 546 · e−0,01·DCP + 316
Monod & Scherrer 1965 · Skiba 2012
Au-dessus de la puissance critique, vous puisez dans une réserve finie, mesurée en kilojoules. En dessous, elle se reconstitue — lentement, et à une vitesse qui dépend de l’intensité à laquelle vous roulez. e-FORT la recalcule à chaque seconde de chaque sortie, et c’est elle qui prédit le moment de l’épuisement.
La réserve est stockée en joules, pas en pourcentage. Deux athlètes à 20 % de réserve n’ont pas la même quantité à reconstituer — et un pourcentage masque précisément cela.
Modèle · impulsion et réponse
Forme(j) = Forme(j−1) · e−1/42 + charge(j)
Fatigue(j) = Fatigue(j−1) · e−1/7 + charge(j)
Équilibre = Forme − Fatigue
Banister 1975 · Calvert et al.
Chaque séance dépose une charge dans deux compteurs qui décroissent exponentiellement — un lent, un rapide. Votre forme du jour est l’écart entre les deux. Et au-delà d’un certain seuil de fatigue, votre capacité réelle baisse de façon prévisible — ce que le modèle applique avant que vous ne le ressentiez.
Le pic de forme n’est pas le jour où vous vous entraînez le plus. Il arrive quand la fatigue est retombée et que la forme n’a pas encore décru — une fenêtre que le modèle sait placer des semaines à l’avance.
Modèle · recalibrage matinal
base = moyenne( ln rMSSD , 7 j )
z = ( ln rMSSD − base ) / σ
capacité du jour = capacitéBanister · f(z)
Plews et al. 2013 · Buchheit 2014
Une variabilité à deux écarts-types sous votre propre ligne de base signale une fatigue du système nerveux central que les modèles de charge ne captent jamais seuls. La capacité projetée par Banister est corrigée en conséquence — avant que vous n’enfourchiez le vélo, et avant que la séance ne tourne mal.
Une seule mauvaise nuit ne change rien. C’est la moyenne glissante qui décide — le bruit quotidien de la VFC est bien trop élevé pour piloter quoi que ce soit.
Modèle · lecture de course quantifiée
η = Σ Eutile / Σ Edépensée
classement A · B · C · D par impulsion
e-FORT · propriétaire, croisé avec le profil du terrain
e-FORT isole chaque impulsion au-dessus du seuil, mesure le gain de vitesse dans les secondes qui suivent, et le confronte à la pente. Il en sort un indice d’efficacité et une part d’énergie dépensée pour rien — une lecture que les coachs d’élite faisaient à la main, sur quelques courses par an.
C’est la seule des quatre lectures qui progresse sans toucher à votre physiologie. Sur un cross-country de 90 minutes, supprimer 15 % des impulsions inutiles vaut environ 45 secondes.
Ces modèles se calibrent sur votre propre historique. Plus e-FORT accumule, plus les projections gagnent en précision — c’est pourquoi la plateforme devient plus utile à mesure que vous l’utilisez.
Un modèle publié n’est qu’une forme d’équation.
Les équations ci-dessus sont publiques. N’importe qui peut les implémenter. Ce qui les rend justes — ou fausses d’un facteur six — ce sont les paramètres, et ils sont individuels.
Extraits de votre courbe de meilleures puissances sur tout votre historique — pas d’un test de laboratoire que vous n’avez jamais passé, ni d’un pourcentage fixe de votre seuil.
Plusieurs formulations concurrentes de cette constante de temps coexistent dans la littérature — celle de Skiba, calibrée sur des cyclistes entraînés, celle de Bartram, révisée pour l’élite. Elles ne rendent pas la même valeur. e-FORT applique celle qui correspond à votre profil.
Les mêmes watts ne coûtent pas la même chose sur un circuit cross-country technique et sur du bitume lisse. Un multiplicateur de terrain s’applique à la constante de temps, parce que la récupération réellement obtenue entre deux efforts n’est pas la même.
C’est là que se juge une implémentation. Une plateforme qui applique une constante de temps unique à tout le monde ne se trompe pas sur l’équation — elle se trompe sur l’athlète.
La stratégie ne sort pas d’un modèle de langage.
Modèle · mécanique de l’avancement
P = ( ½ρ · CdA · v³ + Crr · m · g · v · cosθ
+ m · g · v · sinθ + m · a · v ) / η
Mécanique classique · aucune estimation, aucun coefficient appris
Pour un parcours donné, l’optimiseur cherche la répartition de puissance qui minimise le temps total sans jamais épuiser votre réserve avant la ligne — sous la contrainte de votre capacité du jour. Aérodynamique, roulement, gravité, inertie. L’équation est fermée, et elle est ancienne.
C’est aussi ce qui rend une stratégie reproductible : mêmes entrées, même sortie, à chaque fois. Un modèle de langage ne garantit pas cela.
Votre matériel a des choses à dire.
SRAM collabore avec e-FORT pour enrichir l’application de son compteur Hammerhead Karoo. Suspension, transmission et cadence, croisées avec le terrain et avec votre physiologie — au bénéfice du coureur, pas d’une fiche technique.

Le braquet sélectionné, l’état de la suspension et le terrain, synchronisés le long du même parcours. Vous voyez où vous étiez sur le mauvais braquet, où la suspension était bloquée alors qu’elle n’aurait pas dû l’être, et comment cela se recoupe avec ce que faisaient vos jambes.
Ce sur quoi nous nous appuyons, nommément.
Rien de ce qui tourne sous e-FORT n’a été inventé pour l’occasion. Chaque modèle vient de la recherche publiée, et voici laquelle.
Monod & Scherrer, 1965
La relation hyperbolique entre la puissance et le temps limite, dont découlent la puissance critique et la réserve finie au-dessus d’elle.
Banister et al., 1975
Le modèle impulsion-réponse : une charge, deux compteurs de constantes différentes, et une performance projetée lue comme l’écart entre les deux.
Coggan & Allen, 2006
Puissance normalisée, facteur d’intensité et score de charge — aujourd’hui le langage commun de l’entraînement en puissance, et gratuits pour tous dans e-FORT.
Skiba et al., 2012
La reconstitution de la réserve anaérobie pendant l’effort intermittent, et la constante de temps qui dépend de l’écart à la puissance critique.
Plews et al., 2013 · Buchheit, 2014
L’usage pratique de la variabilité cardiaque au réveil chez l’athlète entraîné : ligne de base glissante, dispersion individuelle, et le bruit quotidien qu’il faut ignorer.
Bartram et al., 2018
Une constante de temps révisée pour les cyclistes d’élite, dont le profil s’écarte de la population sur laquelle la formule d’origine a été ajustée — raison pour laquelle e-FORT n’en applique pas une seule à tout le monde.
La littérature est la partie facile. Le difficile est de faire tourner ces quatre modèles sur le même athlète, à la même seconde, avec des paramètres qui s’accordent entre eux — et de le dire quand ils ne s’accordent pas.
Ce qui est mesuré est présenté comme mesuré.
Le débattement de la suspension n’est pas transmis par le matériel. e-FORT ne chiffre donc jamais une perte en watts ou en secondes imputée à la suspension. Nous pourrions. Ce serait vendeur. Ce serait aussi inventé — et un chiffre inventé contamine tous les vrais chiffres posés à côté.
C’est une approximation utile, calibrée sur vous. e-FORT dit ce qu’il projette et ce qu’il observe — et ne mélange jamais les deux sur le même écran.
Elle traduit ce que vous dites en physique. Un code déterministe transforme cette physique en watts. Le chiffre vient toujours de l’équation, jamais du modèle de langage.
Vous pouvez tout exporter, et tout supprimer. Les données d’une équipe ne sont jamais croisées avec celles d’une autre, dans aucun traitement.